Couplage avec la chromatographie liquide

couplage LC-MS
  1. Couplage µHPLC - Electrospray (Le plus)
  2. Couplage nanoLC - Electrospray (Le moins)
  3. Couplage CAPLC - Electrospray (Le compromis)
  4. Exemple de couplage en mode nano

Couplage µHPLC - Electrospray (Le plus)

C'est un mode de couplage très utilisé, en fonction des conditions la chromatographie est réalisée à des débits de 1000 à 10 de µL/min, les diamètres de colonne vont de 4.6 à 1 mm, avec un chargement de l'ordre de 10 µg sur une colonne de 1 mm.
Les avantages sont la capacité d'injection et l'obtention d'un spectre de masse chargé en information et le changement de polarité aisé. L'inconvénient à 200 ou 1000 µL/min, l'encrassement du spectromètre de masse est considérable demandant de la maintenance et la quantité de solvants de très bonne qualité est aussi un problème pour le cout de l'analyse.

Couplage nanoLC - Electrospray (Le moins)

C'est un mode de couplage très exigeant en temps de stabilisation et de maintien, en fonction des conditions la chromatographie est réalisée à des débits de 400 à 50 nL/min, les diamètres de colonne vont de 100 à 50 µm, avec un chargement de l'ordre de 25 µg sur une colonne de 75 µm. Les avantages sont la gestion des très faibles quantités de matière et l'obtention de signal sur bruit ultime pour un chargement cohérent. Les inconvénients sont le manque de stabilité physique de ce matériel d'ultra haute précision très fragile et la difficulté à réaliser des changements de polarité.

Couplage CAPLC - Electrospray (Le compromis)

C'est un mode de couplage très en vogue, en fonction des conditions la chromatographie est réalisée à des débits de 20 à 1 µL/min, les diamètres de colonne vont de 0.5 à 0.3 mm, avec un chargement de l'ordre de 1 µg sur une colonne de 0.3 mm. Les avantages sont la stabilité du système, un débit modéré pour le spectromètre de masse et un changement de polarité aisé. Les inconvénients sont le manque de disponibilité de colonnes chromatographiques et de nébulisateurs totalement dédiés.
C'est un mode de compromis : il est possible d'utiliser les nébulisateurs µ ou nano avec des diamètres adaptés et un débit cohérent. Le chargement sur la colonne est aussi un entre deux, mais il est envisageable de charger comme en nano, avec un signal sur bruit moins bon évidemment.

Exemple de couplage en mode nano

LCMSMS Sauce Soja

Une vue d'ensemble d'un exemple typique en LC-MS, le chromatogramme en mode BPI (Base peak intensity), où chaque scan de l'expérience chromatographique acquis en spectrométrie de masse est représenté par l'intensité du pic le plus grand. (A)
Le spectre d'un scan tiré d'un des premiers massifs résolus représente les masses des espèces ionisées de 100 à 1500 u, avec un pic majoritaire à 449.1079. (B)
Le spectre de fragmentation moyenné sur le précurseur 449.1079. (C)
L'expérience réalisée est une LC-MSMS en DDA (Data dependent acquisition), où en fonction des données expérimentales des actions d'acquisition sont déclenchées par le logiciel. Par exemple, le logiciel a pour directive de fragmenter les ions les plus intenses, il s'en suit une succession de spectres de masse large gamme (100-1500) et de fragmentations (50-precurseur+20).

Les recherches sur la formule brute déterminée C21 H20 O11 et les informations dans le spectre de fragmentation permettent de valider la présence d'au moins 2 types de flavonoïdes par exemple le kaempferol 7-o-glucoside et l'isoorientin.